La dernière étape : le test de conduite
A la fin de l'entretien, le responsable d'exploitation avec qui j'avais déjà papoté pour mon EMT vient me chercher pour le test. Je suis bien curieux de savoir quel sera le véhicule utilisé... En effet, ayant déjà eu la chance de conduire pas mal d'engins différents dans ma vie : camionnettes de toutes tailles, Fenwicks, PL (je précise que je n'ai pas le perrmis C), et d'autres... je ne crains pas trop la question du gabarit. Par contre je m'interroge beaucoup sur l'ergonomie du véhicule. Je pense en effet que la taille des rétros, la dureté des pédales, le bon état de la boite de vitesse, et autres éléments pratiques peuvent faire toute la différence sur une véhicule inconnu quand on n'a qu'une petite trentaine de minutes pour convaincre... Si on se retrouve avec une vieille bouse démontée qui a passé sa vie à être donnée en patûre à des bleus, le trajet risque d'être moins souple... En fait, il s'avère que je tombe sur un Renault Master plutôt neuf, modifié en stand promotionnel mobile, et qui a donc à l'arrière une caisse cubique qui dépasse en largeur, ce qui le rend similaire à un camping-car de taille moyenne. Ca me va! Je suis doublement rassuré : le véhicule a de bons gros rétros de PL, et la chaîne de transmission s'avère étonnamment plus légère que celle de ma voiture.
Le trajet alterne les difficultés majeures qu'on peut rencontrer en ville (demi-tour sur une grosse avenue très fréquentée, insertion au milieu d'une circulation dense, quelques rues étroites bordées de pistes cyclables, zones limitées à 20km/h, tunnels) et les couloirs de bus (avec parfois leur circulation à contre-sens, ce qui est un peu déconcertant). Je dois également respecter les limites de vitesse imposées aux bus : 40 en ville, 20 dans l'hyper-centre, 70 en dehors. Globalement ça se passe bien, le véhicule n'est pas traître et me permet de conduire à peu près comme je le veux. Le seul point gênant est que le Master est un gros veau des familles (aucun, mais alors aucun couple, et la puissance qui finit seulement par arriver vers 2.500 t/min avec le turbo à fond, bref une abomination pour une conduite style bus). Or, j'ai l'habitude de démarrer souplement : en lâchant simplement l'embrayage, sans besoin d'accélérer sur le premier mètre, mais c'est pratiquement impossible sur le Master et je cale plusieurs fois! Je suis un peu gêné de faire une erreur de jeune conducteur mais le responsable me dit que ça n'a aucune importance, il veut surtout voir si j'ai conscience du gabarit, de la sécurité et du code de la route. Pas de soucis de ce côté-là, et c'est vrai qu'en oubliant le moteur anémique, je me sens très à l'aise dans l'exercice. Le responsable ira même jusqu'à me dire "on dirait que vous avez conduit ça toute votre vie!". Je prends ça pour un beau compliment et termine le test avec la banane jusqu'aux oreilles.
On ramène le véhicule au dépôt et le responsable me demande de le garer en marche arrière dans une place perpendiculaire... au début je suis perplexe, car j'ignorais qu'il y aurait une petite manoeuvre à effectuer... mais en fait je la réalise sans problème : en 10 secondes, super droit et du premier coup! Je me dis que j'ai vraiment un bol pas possible. En fait, ceux qui ont déjà conduit des véhicules lourds le savent : avoir de bons rétros, c'est déjà la moitié du boulot de fait.
En conclusion, autant ce jour-là je suis rentré chez moi sans savoir exactement si j'avais convaincu lors des entretiens des heures précédentes, autant j'avais la certitude d'avoir l'aval du responsable d'exploitation pour ma sélection. Néanmoins, avec le recul je trouve que ce test était plutôt poussé. Je pense qu'une personne qui n'aurait pas eu l'opportunité de conduire différents types de véhicules dans sa vie s'en serait sans doute sorti avec plus de difficulté.
La morale de toute ces épreuves de recrutement est qu'il n'est vraiment pas aisé de rentrer dans les grandes entreprises. A l'inverse, chez certains petits autocaristes, j'ai eu des échos de conducteurs se présentant le vendredi pour un petit dialogue sympathique avec le responsable, et hop embauche immédiate pour commencer le lundi... le tout sans expérience avec uniquement un permis tout frais en poche! Mais bien sûr, c'était pour du temps partiel au SMIC horaire...
En ce qui me concerne, ce test était donc la dernière étape de la procédure de recrutement, et c'est seulement deux semaines plus tard que je recevrai la confirmation téléphonique que ma candidature a été retenue. Deux semaines durant lesquelles je dois admettre que j'ai eu du mal à trouver le sommeil!
Trois semaines après le coup de fil, c'est-à-dire cinq semaines après cette dernière série de tests et d'entretiens, j'ai finalement reçu une grosse enveloppe du centre de formation choisi par l'entreprise, contenant toutes les informations pratiques.
On commence donc le 15/11 (6 mois après les premiers contacts avec l'entreprise). Il y a un dossier à remplir et bien sûr le document pour l'aptitude médicale. A cet effet, je me rends lundi chez le médecin agréé. A priori je suis en parfaite santé, mais j'espère ne pas être pénalisé par mon léger strabisme...
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dimanche 24 octobre 2010
vendredi 22 octobre 2010
Recrutement par le réseau de transport en commun de ma ville : 4) 3ème entretien
Ci-contre un des bus de mon enfance ;)
Photo © Maxime Mathon
Second entretien de la journée marathon
Après l'entretien avec les deux chefs de groupe, j'ai été amené à rencontrer un responsable des ressources humaines. Ici l'entretien fût beaucoup plus classique et le ton plus standard : ni sympa ni désagréable ; juste professionnel et courtois .
Au cours de cet entretien, pas de piège ou d'entourloupe psychologique (ou alors je n'y ai vu que du feu!). Ca se limite à la liste des questions typiques... sans toutefois en louper aucune : qualités, défauts, motivation, comment j'imagine le métier, suis-je conscient des contraintes, est-ce que je connais bien l'entreprise, où je me vois dans 10 ans, la rémunération proposée me convient-elle, etc. Certaines sont même posées plusieurs fois avec des formulations différentes, mais sinon on ne s'écarte jamais du canevas "classique". Le responsable me laisse volontiers diriger certaines parties de l'entretien, on en vient à discuter assez concrètement du fonctionnement de l'entreprise, de l'octroit du contrat de gestion par l'agglomération et du renouvellement de celui-ci, etc. Il y a donc une volonté que l'entretien ressemble a un vrai dialogue, si bien que je ne vois pas le temps passer : on se quitte après 1h20, ce qui n'est pas court.
Au final ce fût un entretien relativement traditionnel mais d'un niveau élevé : les questions ont été enchaînées assez rapidement et on s'attendait apparemment à ce que je réponde comme un avocat à la barre. Il était donc une fois de plus important de se sentir bien dans ses baskets, sous peine de se laisser impressionner. Très honnêtement, je n'aurais peut-être pas réussi à m'en sortir si j'avais été quelques années plus jeune et sans expérience des entretiens d'embauche... D'ailleurs, il ne me semble pas qu'il y ait beaucoup de CR de moins de 30 ans dans cette entreprise...
Photo © Maxime Mathon
Second entretien de la journée marathon
Après l'entretien avec les deux chefs de groupe, j'ai été amené à rencontrer un responsable des ressources humaines. Ici l'entretien fût beaucoup plus classique et le ton plus standard : ni sympa ni désagréable ; juste professionnel et courtois .
Au cours de cet entretien, pas de piège ou d'entourloupe psychologique (ou alors je n'y ai vu que du feu!). Ca se limite à la liste des questions typiques... sans toutefois en louper aucune : qualités, défauts, motivation, comment j'imagine le métier, suis-je conscient des contraintes, est-ce que je connais bien l'entreprise, où je me vois dans 10 ans, la rémunération proposée me convient-elle, etc. Certaines sont même posées plusieurs fois avec des formulations différentes, mais sinon on ne s'écarte jamais du canevas "classique". Le responsable me laisse volontiers diriger certaines parties de l'entretien, on en vient à discuter assez concrètement du fonctionnement de l'entreprise, de l'octroit du contrat de gestion par l'agglomération et du renouvellement de celui-ci, etc. Il y a donc une volonté que l'entretien ressemble a un vrai dialogue, si bien que je ne vois pas le temps passer : on se quitte après 1h20, ce qui n'est pas court.
Au final ce fût un entretien relativement traditionnel mais d'un niveau élevé : les questions ont été enchaînées assez rapidement et on s'attendait apparemment à ce que je réponde comme un avocat à la barre. Il était donc une fois de plus important de se sentir bien dans ses baskets, sous peine de se laisser impressionner. Très honnêtement, je n'aurais peut-être pas réussi à m'en sortir si j'avais été quelques années plus jeune et sans expérience des entretiens d'embauche... D'ailleurs, il ne me semble pas qu'il y ait beaucoup de CR de moins de 30 ans dans cette entreprise...
samedi 16 octobre 2010
Recrutement par le réseau de transport en commun de ma ville : 2) 1er entretien
Une semaine après avoir passé les tests de présélection, je reçois un coup de fil du cabinet de recrutement me conviant à un entretien individuel avec la psychologue qui nous avait fait passer les tests. Nous étions fin juin, le rendez-vous était fixé à la fin juillet. Un mois d'attente supplémentaire...
Le jour de l'entretien, c'est muni de ma plus belle chemise et de mes plus beaux souliers que je m'y suis rendu. J'ai longtemps hésité à "faire pêter" le costume et la cravate, mais les relativement nombreuses expériences que j'ai eu dans différents types d'emplois m'ont montré qu'il n'est pas forcément apprécié d'en faire de trop. Voir même que se présenter dans l'habit qui correspond plus ou moins à celui qu'on portera durant le boulot est peut-être la meilleure idée. Par exemple, en tant que magasinier je me suis souvent présenté en pantalon de travail et chaussures de sécurité (le tout nickel bien sûr!) et à l'inverse pour des emplois de bureau je me nantissais d'un costume, d'une belle chemise et d'une belle cravate. Les CR de notre réseau urbain ne portant ni cravate ni même pour la plupart leur uniforme réglementaire, j'ai décidé de faire simple, propre, passe-partout et en fait d'adopter un look similaire à celui de la plupart d'entre-eux pendant leur service : chaussures classiques en cuir, jean bien taillé, belle chemise. Sans plus. Personellement, je trouvais incongru d'arriver en costume pour un emploi de ce type, et je pense avoir bien fait. (J'adopterai cependant une tactique vestimentaire différente lors des entretiens ultérieurs que j'aurai avec les responsables de l'entreprise en personne, je vous expliquerai pourquoi dans un futur article).
Ce premier entretien, qui durera 1h30, est basé sur un principe de dialogue. Je ne suis pas bombardé de questions, je n'ai même pas droit aux habituelles sur mes qualités, défauts, où je me vois dans 10 ans, etc. La psychologue me demande simplement de parler de moi et rapidement nous échangeons véritablement nos points de vue sur différents aspects du métier, de l'entreprise, de ma vie passée, ... le tout sourire aux lèvres. Elle me sort enfin le résultat du fameux test psychologique de 300 questions, il s'agit d'une feuille reprenant une douzaine de traits de caractères avec des graphiques et des explications pour chacun. Apparemment je suis pile dans la norme pour la plupart des traits étudiés, à part un ou deux pour lesquels je dévie légèrement. Bon, tant mieux... Apparemment je ne suis pas dingue! Nous discutons de manière toujours sympathique de ces traits de caractères : suis-je d'accord avec ce que les résultats suggèrent? Puis-je donner des exemples de situations vécues? Durant quelques minutes le côté psy ressort de manière plus évidente, mais bon il faut bien y passer!
Au final, j'ai l'impression que l'entretien sert juste à déterminer si j'ai bien le type de personnalité qui peut convenir au métier de CR. Nous n'en sommes pas encore au stade où on parle de ma motivation, du salaire, des conditions de travail, etc. ceci viendra plus tard, avec des responsables de l'entreprise.
L'heure et demi passe très vite et, au terme de l'entretien, la psychologue m'annonce qu'il y a un test psychomoteur à passer. Tiens donc! Heureusement, je savais plus ou moins à quoi m'attendre grâce au blog de Yeril. Le test auquel je suis confronté s'avère assez déroutant au début : il s'agit de déplacer à l'aide de deux manivelles un élément mobile au milieu d'un couloir étroit qui forme un circuit dont il faudra faire le plus grand nombre de tours en un temps donné. Il faut éviter de toucher les bords du couloir, sous peine de voir buzzer le mobile. L'orientation des manivelles fait que ce n'est pas intuitif du tout : par exemple on va tourner dans le sens horaire une manivelle placée devant soi pour faire aller le mobile en arrière... Le premier tour compte pour du beurre, et heureusement car je fais une performance catastrophique! La psy me propose même un second tour d'essai. Heureusement, je finis tout à coup par maîtriser l'engin (le temps de piger le truc) et réalise au final un score qui semble pas mal. La psychologue m'explique qu'outre la coordination des mouvements, le but du jeu était aussi de vérifier la résistance au stress. En effet, c'est à 50 cm de distance qu'elle observe scrupuleusement le candidat peiner sur l'appareil, qui est déjà en lui-même assez désagréable à manipuler. Ayant trouvé le moyen de plaisanter avec la psy tout en réalisant l'exercice, j'ai passé l'aspect "stress" haut la main ;)
Avant de se quitter, j'apprends que sur les 60 candidats qui s'étaient présentés aux tests de présélection, seuls 28 personnes les ont réussis et auront droit à ce rendez-vous avec la psychologue. Sur les 28, la psy n'en retiendra qu'une douzaine pour les étapes suivantes de la sélection. Et de cette douzaine, l'entreprise n'en gardera à la fin que 8 pour débuter la formation. Je décide d'y aller franco et lui demande de but en blanc quelles sont mes chances à l'issue de cet entretien et, étonnamment, elle m'informe qu'il y a une forte probabilité que je sois effectivement retenu, au vu des candidats qu'elle a déjà rencontré. J'évite cependant de trop me réjouir car il lui en reste une bonne poignée à voir. Tant que j'y suis, je lui demande quels pourraient être, selon elle qui est une professionnelle du recrutement, mes points faibles qui pourraient faire que ma candidature soit moins appréciée par les responsables de l'entreprise. Là encore à ma grande surprise, elle semble satisfaite qu'on lui pose la question et de pouvoir y répondre en toute franchise. Les éléments qu'elle me donnent me serviront d'ailleurs grandement!
Morale de ce recrutement jusqu'à présent : avoir une attitude sincère, ouverte et franche semble porter ses fruits. Rien ne sert d'essayer de se dissimuler ou de baratiner (comme on peut parfois le croire quand on est gamin et qu'on a pas encore eu de vrais entretiens d'embauche)... Il ne faut pas hésiter à poser des questions, sans avoir peur de paraître un peu naïf... Etre curieux n'est après tout qu'un reflet de notre motivation!
Je saurais 15 jours plus tard si oui ou non je suis sélectionné pour la suite... Si oui, j'aurai alors droit a un entretien face à deux responsables de groupe (les chefs qui gèrent les CR au quotidien), un entretien avec le directeur des ressources humaines, et un test de conduite en camionnette.
Le jour de l'entretien, c'est muni de ma plus belle chemise et de mes plus beaux souliers que je m'y suis rendu. J'ai longtemps hésité à "faire pêter" le costume et la cravate, mais les relativement nombreuses expériences que j'ai eu dans différents types d'emplois m'ont montré qu'il n'est pas forcément apprécié d'en faire de trop. Voir même que se présenter dans l'habit qui correspond plus ou moins à celui qu'on portera durant le boulot est peut-être la meilleure idée. Par exemple, en tant que magasinier je me suis souvent présenté en pantalon de travail et chaussures de sécurité (le tout nickel bien sûr!) et à l'inverse pour des emplois de bureau je me nantissais d'un costume, d'une belle chemise et d'une belle cravate. Les CR de notre réseau urbain ne portant ni cravate ni même pour la plupart leur uniforme réglementaire, j'ai décidé de faire simple, propre, passe-partout et en fait d'adopter un look similaire à celui de la plupart d'entre-eux pendant leur service : chaussures classiques en cuir, jean bien taillé, belle chemise. Sans plus. Personellement, je trouvais incongru d'arriver en costume pour un emploi de ce type, et je pense avoir bien fait. (J'adopterai cependant une tactique vestimentaire différente lors des entretiens ultérieurs que j'aurai avec les responsables de l'entreprise en personne, je vous expliquerai pourquoi dans un futur article).
Ce premier entretien, qui durera 1h30, est basé sur un principe de dialogue. Je ne suis pas bombardé de questions, je n'ai même pas droit aux habituelles sur mes qualités, défauts, où je me vois dans 10 ans, etc. La psychologue me demande simplement de parler de moi et rapidement nous échangeons véritablement nos points de vue sur différents aspects du métier, de l'entreprise, de ma vie passée, ... le tout sourire aux lèvres. Elle me sort enfin le résultat du fameux test psychologique de 300 questions, il s'agit d'une feuille reprenant une douzaine de traits de caractères avec des graphiques et des explications pour chacun. Apparemment je suis pile dans la norme pour la plupart des traits étudiés, à part un ou deux pour lesquels je dévie légèrement. Bon, tant mieux... Apparemment je ne suis pas dingue! Nous discutons de manière toujours sympathique de ces traits de caractères : suis-je d'accord avec ce que les résultats suggèrent? Puis-je donner des exemples de situations vécues? Durant quelques minutes le côté psy ressort de manière plus évidente, mais bon il faut bien y passer!
Au final, j'ai l'impression que l'entretien sert juste à déterminer si j'ai bien le type de personnalité qui peut convenir au métier de CR. Nous n'en sommes pas encore au stade où on parle de ma motivation, du salaire, des conditions de travail, etc. ceci viendra plus tard, avec des responsables de l'entreprise.
L'heure et demi passe très vite et, au terme de l'entretien, la psychologue m'annonce qu'il y a un test psychomoteur à passer. Tiens donc! Heureusement, je savais plus ou moins à quoi m'attendre grâce au blog de Yeril. Le test auquel je suis confronté s'avère assez déroutant au début : il s'agit de déplacer à l'aide de deux manivelles un élément mobile au milieu d'un couloir étroit qui forme un circuit dont il faudra faire le plus grand nombre de tours en un temps donné. Il faut éviter de toucher les bords du couloir, sous peine de voir buzzer le mobile. L'orientation des manivelles fait que ce n'est pas intuitif du tout : par exemple on va tourner dans le sens horaire une manivelle placée devant soi pour faire aller le mobile en arrière... Le premier tour compte pour du beurre, et heureusement car je fais une performance catastrophique! La psy me propose même un second tour d'essai. Heureusement, je finis tout à coup par maîtriser l'engin (le temps de piger le truc) et réalise au final un score qui semble pas mal. La psychologue m'explique qu'outre la coordination des mouvements, le but du jeu était aussi de vérifier la résistance au stress. En effet, c'est à 50 cm de distance qu'elle observe scrupuleusement le candidat peiner sur l'appareil, qui est déjà en lui-même assez désagréable à manipuler. Ayant trouvé le moyen de plaisanter avec la psy tout en réalisant l'exercice, j'ai passé l'aspect "stress" haut la main ;)
Avant de se quitter, j'apprends que sur les 60 candidats qui s'étaient présentés aux tests de présélection, seuls 28 personnes les ont réussis et auront droit à ce rendez-vous avec la psychologue. Sur les 28, la psy n'en retiendra qu'une douzaine pour les étapes suivantes de la sélection. Et de cette douzaine, l'entreprise n'en gardera à la fin que 8 pour débuter la formation. Je décide d'y aller franco et lui demande de but en blanc quelles sont mes chances à l'issue de cet entretien et, étonnamment, elle m'informe qu'il y a une forte probabilité que je sois effectivement retenu, au vu des candidats qu'elle a déjà rencontré. J'évite cependant de trop me réjouir car il lui en reste une bonne poignée à voir. Tant que j'y suis, je lui demande quels pourraient être, selon elle qui est une professionnelle du recrutement, mes points faibles qui pourraient faire que ma candidature soit moins appréciée par les responsables de l'entreprise. Là encore à ma grande surprise, elle semble satisfaite qu'on lui pose la question et de pouvoir y répondre en toute franchise. Les éléments qu'elle me donnent me serviront d'ailleurs grandement!
Morale de ce recrutement jusqu'à présent : avoir une attitude sincère, ouverte et franche semble porter ses fruits. Rien ne sert d'essayer de se dissimuler ou de baratiner (comme on peut parfois le croire quand on est gamin et qu'on a pas encore eu de vrais entretiens d'embauche)... Il ne faut pas hésiter à poser des questions, sans avoir peur de paraître un peu naïf... Etre curieux n'est après tout qu'un reflet de notre motivation!
Je saurais 15 jours plus tard si oui ou non je suis sélectionné pour la suite... Si oui, j'aurai alors droit a un entretien face à deux responsables de groupe (les chefs qui gèrent les CR au quotidien), un entretien avec le directeur des ressources humaines, et un test de conduite en camionnette.
vendredi 15 octobre 2010
Recrutement par le réseau de transport en commun de ma ville : 1) tests de présélection
Ci-contre, un bus thaïlandais à Bangkok. Lors de mes voyages, j'ai pu me rendre compte de leur réseau de bus impressionnant, doté d'un parc très diversifié, où les modèles les plus anciens côtoient les plus récents. J'aime particulièrement les modèles "rustiques". Celui-ci par exemple a un plancher haut et le moteur est à l'avant à côté du conducteur. Ca fait un boucant de tous les diables, surtout que la boite est manuelle et que les conducteurs ont souvent une fâcheuse tendance à laisser le régime moteur monter bien haut... Mais quel charme!
Photos prise du site : Thai Mass Tranport Systems
*******
Parallèlement à mes contacts avec les différents centres de formation, j'ai vite ressenti l'envie de travailler pour les transports urbains de mon agglomération, depuis l'EMT que j'avais réalisé chez eux. Ca tombait bien, l'entreprise était justement en phase de recrutement pour formation au permis en interne.
Vous l'aurez compris, si le site s'appelle "Conducteur-receveur..." c'est parce que mes démarches auprès de cette entreprise ont porté leurs fruits. En effet, ce titre désigne généralement les conducteurs urbains partout en France (sauf à Paris où ils portent encore le qualificatif de "machiniste").
Etre sélectionné par une entreprise de cette importance ne fût pas chose simple...
Suite au dossier de candidature que je leur avais retourné (nanti d'une belle lettre de motivation), je fût convoqué dans le courant du mois de juin pour une après-midi de tests divers auprès d'un cabinet de recrutement extérieur à l'entreprise.
Le jour des tests, nous sommes une petite trentaine de candidats, sur un total d'environ 60 dont le dossier a été jugé recevable. C'est une psychologue qui nous reçoit et nous fait passer les tests. Ceux-ci s'avérent dans le principe relativement similaires à ceux passés auprès de l'AFT-IFTIM, mais plus longs, variés et approfondis.
Au programme :
On nous apprend qu'en cas de réussite des tests, nous serons convoqués par le cabinet de recrutement, pour un entretien individuel avec la psychologue dans les 1 à 2 mois qui suivent. Pas pressés... ça c'est sûr... et nous n'en étions qu'au début!
Photos prise du site : Thai Mass Tranport Systems
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Parallèlement à mes contacts avec les différents centres de formation, j'ai vite ressenti l'envie de travailler pour les transports urbains de mon agglomération, depuis l'EMT que j'avais réalisé chez eux. Ca tombait bien, l'entreprise était justement en phase de recrutement pour formation au permis en interne.
Vous l'aurez compris, si le site s'appelle "Conducteur-receveur..." c'est parce que mes démarches auprès de cette entreprise ont porté leurs fruits. En effet, ce titre désigne généralement les conducteurs urbains partout en France (sauf à Paris où ils portent encore le qualificatif de "machiniste").
Etre sélectionné par une entreprise de cette importance ne fût pas chose simple...
Suite au dossier de candidature que je leur avais retourné (nanti d'une belle lettre de motivation), je fût convoqué dans le courant du mois de juin pour une après-midi de tests divers auprès d'un cabinet de recrutement extérieur à l'entreprise.
Le jour des tests, nous sommes une petite trentaine de candidats, sur un total d'environ 60 dont le dossier a été jugé recevable. C'est une psychologue qui nous reçoit et nous fait passer les tests. Ceux-ci s'avérent dans le principe relativement similaires à ceux passés auprès de l'AFT-IFTIM, mais plus longs, variés et approfondis.
Au programme :
- tests de raisonnement logique : des histoires de robinets qui s'écoulent, d'interrupteurs qui allument telle ou telle pièce mais pas d'autres, des suites de nombres dont il faut trouver le suivant, ... En gros ni plus ni moins que ce qu'on retrouve généralement dans les tests de Quotient Intellectuel!
- tests de représentation dans l'espace : des boites de formes variées dessinées en 3D dont il faut choisir quel pliage papier en 2D permet de recréer la même forme, des schémas de poulies et d'effets leviers dont il faut choisir lequel nécessite le plus de force, etc. Bref des problèmes qui se résolvent au final de manière visuelle et intuitive, sans calcul, et qui permettent de vérifier qu'on arrive à se représenter correctement des mouvements de formes complexes dans l'espace... j'imagine que pour conduire des bus articulés en centre-ville, ça peut effectivement avoir son importance ;-)
- un test de calcul mental très simple qui permet de savoir si on va être capable de rendre la monnaie lors de la vente de tickets
- la cerise sur le gâteau qui n'était pas présente aux tests de l'AFT-IFTIM : un test de personnalité de 300 questions! C'est assez long et un peu dérangeant car on sent bien que le test tente de cerner véritablement tous les aspects de notre psychologie. Il ne manque que la micro-sonde insérée dans le cerveau et le détecteur de mensonges... De toutes façons, le mieux est je pense d'être le plus honnête possible car les résultats seront analysés par la psychologue, dont mon petit doigt me dit qu'elle a le flair pour détecter les fumistes...
On nous apprend qu'en cas de réussite des tests, nous serons convoqués par le cabinet de recrutement, pour un entretien individuel avec la psychologue dans les 1 à 2 mois qui suivent. Pas pressés... ça c'est sûr... et nous n'en étions qu'au début!
mercredi 13 octobre 2010
Prises de contact avec les centres de formation
Comme je l'avais expliqué dans cet article, une des méthodes possibles pour se former au permis D et à la FIMO, sans dépenser entre 4.000€ et 10.000€, est de faire le tour des centres de formation de votre coin afin de trouver ceux qui auraient gagné un appel d'offre de la Région ou de Pôle-Emploi. Ce qui leur permet de prendre un certain nombre de demandeurs d'emploi en formation, le tout financé par l'entité en question.
J'ai la chance d'avoir plusieurs centres à proximité immédiate de mon domicile. J'ai donc commencé, début juin, par contacter celui qui me paraissait le plus connu : l'AFPA. Grosse déception, pour plusieurs raisons. Déjà, lorsqu'il y a une place libre pour une formation près de chez vous et que vous remplissez le formulaire adéquat sur leur site, on vous envoie plusieurs jours après une confirmation de bonne réception et puis... plus rien (testé et approuvé à plusieurs reprises). Ensuite au téléphone, ce n'est pas beaucoup mieux : lors de mon premier appel, la responsable m'informe que le centre n'est pas prêt d'avoir des budgets pour organiser de nouvelles formations en raison de coupes budgétaires... alors même qu'il y a une session pour laquelle les inscriptions sont ouvertes, d'après leur site. Quelques semaines plus tard, je verrai deux nouvelles sessions de formation apparaître sur leur site... mais au téléphone impossible de joindre quiconque au courant de quoi que ce soit. Et donc impossibilité de s'inscrire. Pas très sérieux tout ça.
Promotrans et Forget : des personnes sympathiques m'informent qu'elles n'ont pas de budgets pour demandeurs d'emploi en ce moment, mais on me donne les prix et on m'explique que je peux me faire financer via une AFPR ou une demande individuelle auprès de la Région. Ce que je savais déjà, mais ça fait plaisir d'avoir des gens qui ont l'air de savoir de quoi ils parlent.
AFT-IFTIM : c'est le jackpot. Ils ont l'air habitué de cette manière de procéder, ont régulièrement des budgets et me convient donc à une scéance de tests. Je m'y rends quelques jours plus tard. Il s'agit de tests très simples : raisonnement, logique, représentation dans l'espace, culture générale, un peu de géographie (situer les grandes villes de France sur une carte). Rien de bien sorcier. Je reçois quelques jours plus tard un courrier m'annonçant la réussite de ces tests et m'invitant à un rendez-vous individuel... 2 MOIS ET DEMI plus tard. Bon, soit... Le courrier précise également la nécessité d'avoir fait une EMT avant la date du rendez-vous... J'en ai fait deux, j'imagine que ça suffira!
Pour en revenir à l'AFT-IFTIM : deux mois et demi plus tard, c'est-à-dire fin août, je me rends à l'entretien individuel face à une responsable. Ne sachant pas trop à quoi m'attendre, j'avoue ne pas m'être particulièrement bien préparé. Le rendez-vous se passera cependant plutôt bien et ressemblera à un entretien d'embauche, en plus court et plus cool. J'ai néanmoins droit aux questions habituelles : "quelles sont vos qualités, quels sont vos points à améliorer, pourquoi voulez-vous vous diriger vers le transport de personnes, ..." Ca ne dure pas plus de 15 minutes. J'en profite pour poser quelques questions sur le dispositif. J'apprends alors que je suis à priori inclus de toutes façons sur la liste des personnes qui pourront avoir accès à la formation, sous réserve de réussite d'un test de conduite sur route (en camionnette hein, pas en car). On me contactera pour ce dernier test quelques temps avant mon entrée possible en formation. Le seul détail dérangeant étant qu'il est impossible de prévoir à quel moment un candidat rentrera effectivement en formation. En fonction des dates de sessions, des places disponibles et des financements extérieurs, l'attente peut durer de quelques semaines à... un an!
Nous sommes actuellement deux mois après ce rendez-vous et je n'en sais toujours pas plus. Je n'ai toujours pas été convoqué pour un test de conduite. Ca fait au total 4 mois et demi que j'ai eu mes premiers contacts avec le centre...
Comme j'aimerais exercer ce métier avant 2024, j'avais maximisé mes chances de financement en contactant également la société des transports en commun de ma ville... Je vous raconterai dans de futurs articles les nombreuses étapes encourues à ce sujet.
J'ai la chance d'avoir plusieurs centres à proximité immédiate de mon domicile. J'ai donc commencé, début juin, par contacter celui qui me paraissait le plus connu : l'AFPA. Grosse déception, pour plusieurs raisons. Déjà, lorsqu'il y a une place libre pour une formation près de chez vous et que vous remplissez le formulaire adéquat sur leur site, on vous envoie plusieurs jours après une confirmation de bonne réception et puis... plus rien (testé et approuvé à plusieurs reprises). Ensuite au téléphone, ce n'est pas beaucoup mieux : lors de mon premier appel, la responsable m'informe que le centre n'est pas prêt d'avoir des budgets pour organiser de nouvelles formations en raison de coupes budgétaires... alors même qu'il y a une session pour laquelle les inscriptions sont ouvertes, d'après leur site. Quelques semaines plus tard, je verrai deux nouvelles sessions de formation apparaître sur leur site... mais au téléphone impossible de joindre quiconque au courant de quoi que ce soit. Et donc impossibilité de s'inscrire. Pas très sérieux tout ça.
Promotrans et Forget : des personnes sympathiques m'informent qu'elles n'ont pas de budgets pour demandeurs d'emploi en ce moment, mais on me donne les prix et on m'explique que je peux me faire financer via une AFPR ou une demande individuelle auprès de la Région. Ce que je savais déjà, mais ça fait plaisir d'avoir des gens qui ont l'air de savoir de quoi ils parlent.
AFT-IFTIM : c'est le jackpot. Ils ont l'air habitué de cette manière de procéder, ont régulièrement des budgets et me convient donc à une scéance de tests. Je m'y rends quelques jours plus tard. Il s'agit de tests très simples : raisonnement, logique, représentation dans l'espace, culture générale, un peu de géographie (situer les grandes villes de France sur une carte). Rien de bien sorcier. Je reçois quelques jours plus tard un courrier m'annonçant la réussite de ces tests et m'invitant à un rendez-vous individuel... 2 MOIS ET DEMI plus tard. Bon, soit... Le courrier précise également la nécessité d'avoir fait une EMT avant la date du rendez-vous... J'en ai fait deux, j'imagine que ça suffira!
Pour en revenir à l'AFT-IFTIM : deux mois et demi plus tard, c'est-à-dire fin août, je me rends à l'entretien individuel face à une responsable. Ne sachant pas trop à quoi m'attendre, j'avoue ne pas m'être particulièrement bien préparé. Le rendez-vous se passera cependant plutôt bien et ressemblera à un entretien d'embauche, en plus court et plus cool. J'ai néanmoins droit aux questions habituelles : "quelles sont vos qualités, quels sont vos points à améliorer, pourquoi voulez-vous vous diriger vers le transport de personnes, ..." Ca ne dure pas plus de 15 minutes. J'en profite pour poser quelques questions sur le dispositif. J'apprends alors que je suis à priori inclus de toutes façons sur la liste des personnes qui pourront avoir accès à la formation, sous réserve de réussite d'un test de conduite sur route (en camionnette hein, pas en car). On me contactera pour ce dernier test quelques temps avant mon entrée possible en formation. Le seul détail dérangeant étant qu'il est impossible de prévoir à quel moment un candidat rentrera effectivement en formation. En fonction des dates de sessions, des places disponibles et des financements extérieurs, l'attente peut durer de quelques semaines à... un an!
Nous sommes actuellement deux mois après ce rendez-vous et je n'en sais toujours pas plus. Je n'ai toujours pas été convoqué pour un test de conduite. Ca fait au total 4 mois et demi que j'ai eu mes premiers contacts avec le centre...
Comme j'aimerais exercer ce métier avant 2024, j'avais maximisé mes chances de financement en contactant également la société des transports en commun de ma ville... Je vous raconterai dans de futurs articles les nombreuses étapes encourues à ce sujet.
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